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Les finances communales : Demain la commune algérienne
Un livre de Chérif Rahmani

Les collectivités locales, en ce début du 21ème siècle, disputent de plus en plus aux nations leur suprématie dans un monde globalisé et structuré par internet. Et jamais l’Homme n’a autant ressenti le désir de se rapprocher de son territoire, de son identité et de ses racines. Son existence s’ordonne légitimement autour et dans l’espace local où il réside et où il vit. C’est assez dire l’importance des collectivités locales et de la place des finances dans leur gouvernance.


Or, depuis des décennies, la galaxie financière locale s’est progressivement, graduellement, déréglée. L’insincérité et les déficits budgétaires progressent insidieusement et le système financier local est passablement grippé. Cette lente dérive financière des communes doit être jugulée pour les rendre en mesure d’affronter les défis de l’économie moderne dans un univers de compétitivité et de concurrence afin d’affronter l’incertitude qui est la marque même de l’avenir.

En effet, la conception des finances locales reste marquée par la primauté du budgétaire qui écarte la conception managériale dans la confection des budgets publics. Cette dernière privilégie la qualité du service au citoyen plus que la régularisation comptable alors qu’il est de plus en plus évident aujourd’hui que régularité budgétaire et qualité de service du citoyen ne sont pas incompatibles.

La comptabilité publique locale, telle qu’elle est comprise et pratiquée, n’est pas neutre à l’évidence car elle génère un système à forte propension bureaucratique, répulsif et non attractif, mais accepté par résignation, fatalité ou commodité par les élus, les administrateurs et les comptables. Le système comptable actuel répond exclusivement – ou essentiellement – aux besoins de contrôle et d’information exigés par la législation.

Le système financier actuel exige la soumission absolue de la gestion au droit. La conformité formelle au droit y est, en effet, l’unique critère de rationalité ; le contrôle ne vise à rien d’autre qu’à repérer, corriger et éventuellement sanctionner les écarts par rapport aux normes juridiques préalablement fixées, cette correction ou cette sanction, revêtant elles-mêmes un caractère strictement juridique et formel.
Il s’agit d’un système où la forme prime le fond, où les finances sont considérées comme un moyen pour fournir au public de manière fiable des informations sur la situation financière alors que les finances doivent être considérées comme un moyen pour produire des services à l’usager, au contribuable et au citoyen.


Pour les communes modernes, il est de plus en plus clair que la justification de leur action ne réside plus seulement dans le respect des prescriptions budgétaires normatives en amont, combien même elles sont nécessaires, mais également dans la réussite, en aval, des opérations qu’elles engagent au profit du citoyen-usager.

Or, on doit juger la commune sur les résultats qu’elle est capable d’atteindre et sur son aptitude à gérer rationnellement les moyens dont elle dispose en vue d’obtenir le meilleur rapport coût/objectif pour un service de qualité au citoyen : hygiène, nettoiement, environnement, transport, éclairage, logement…
De nos jours, l’évolution de plus en plus rapide des modes de vie, des moyens de communication, des circuits économiques, l’accélération imprimée par les techniques et technologies nouvelles nécessitent une adaptation et une modernisation continue des collectivités locales dans la gestion de leurs services et de leurs infrastructures.

N’est-ce pas là des questions décisives à l’heure où l’Etat leur accorde une mission essentielle dans le domaine de l’action économique et de l’investissement. Ces nouvelles missions se traduisent inéluctablement par un recours accru à des finances additionnellesbb dans un système financier contraint par la volatilité des prix pétroliers.

Comment concilier alors un pouvoir décisionnel et politique rénové et un pouvoir financier et budgétaire réformé pour des collectivités territoriales qui traversent une crise sévère dans un environnement financier difficile ?

En Algérie, les collectivités sont au cœur de l’inexorable émancipation de notre société et des hommes et des femmes qui l’animent. Chaque collectivité est un potentiel économique et financier unique mais aussi un lieu de pouvoir où le citoyen aspire au quotidien, au-delà du calendrier électoral, à plus de liberté, d’émancipation et de responsabilité.

Reflet de la société algérienne, le système local et en particulier le système financier local algérien, est extrêmement diversifié, c’est là à l’évidence sa richesse. Ce système est appelé inexorablement à changer pour garantir plus de libertés locales aux élus et des services de qualité aux citoyens dans un monde en mutation perpétuelle.

En Algérie et dans le monde, l’essentiel aujourd’hui est d’inciter à une meilleure appréhension par tout un chacun de la vie locale et de faciliter l’enracinement d’une nouvelle gouvernance locale axée sur les résultats. C’est précisément ce plaidoyer que développe dans cet ouvrage Chérif Rahmani. Il y choisit une approche systémique et novatrice. L’auteur, qui a consacré trente ans de sa vie au service des collectivités locales, privilégie à juste titre dans cet essai la dimension financière si nécessaire à l’action des élus.

Entièrement conçu à la lumière des dernières évolutions législatives et inspiré des nouvelles règles de gouvernance dans la gestion locale, cet ouvrage offre un panorama thématique complet des finances locales à travers une approche simple et dynamique. Il intègre tout ce qu’il faut savoir et retenir de l’organisation financière locale et de ses procédures.

Ce livre est, à l’évidence, le manuel utile qui répond aux vœux des élus politiques, des élus, des administrateurs, des techniciens, des étudiants et d’une manière générale à l’attente des usagers, des citoyens et des acteurs privés et publics de la vie locale.
Connaître les finances et les institutions locales, en comprendre les enjeux, s’avère aujourd’hui nécessaire. Car savoir, c’est prévoir et prévoir c’est pouvoir.

C’est dans cet esprit que l’auteur pose les prémisses d’un débat utile et apaisé – d’ailleurs initié par le gouvernement depuis peu - sur les libertés et les responsabilités des collectivités locales qui doivent réamorcer significativement leur marche pour une plus grande émancipation de nos institutions.

Il importe désormais de faire progresser une culture d’anticipation, de résilience, de curiosité et d’inventivité qui contribuera à faire advenir une commune de progrès.

L’enjeu central – dans la fidélité aux idéaux du 1er novembre – est de déléguer les responsabilités, de diffuser la confiance, d’injecter les forces vives de la jeunesse et d’associer l’élite afin de catalyser l’ensemble des énergies fortes de notre pays.

Monsieur Cherif Rahmani
Ambassadeur des Terres arides
(Convention des Nations Unies pour la Lutte Contre la Désertification)
Président de la Fondation des Déserts du Monde
Ancien ministre 

 
 
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