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COP22 Marrakech 2016

ImageEt si l’année 2016 serait l’année la plus chaude  de l’histoire moderne du climat ?
L’année 2015 a été la pire année de l’histoire moderne du climat, cumulant sécheresse, montée des eaux, inondations, records absolus de température et augmentation des gaz à effet de serre. C’est là le constat, objet de ma dernière contribution.

Mais il semble que l’année 2016, au vu des statistiques climatiques, n’est pas de reste : l’Agence Océanique et Atmosphérique Américaine (NOAA) annonce que les sept premiers mois de 2016 ont été les plus chauds avec 1,03°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle.

L’année 2016, au vue des dernières statistiques climatiques, sera probablement la plus chaude de l’histoire moderne du climat : c’est assez dire l’augmentation tendancielle des températures dans le monde.

Le mois de juillet 2016 a été le plus chaud de l’histoire moderne du climat.

A preuve, le mois de juillet 2016 a été, selon les scientifiques, le mois le plus chaud de l’histoire moderne du climat, c’est-à-dire depuis le relevé des températures initié il y a plus d’un siècle, le mois de juillet étant traditionnellement le mois le plus chaud sur terre.

Cette hausse n’est pas spécifique à une région. Elle a été enregistrée sur les six continents. Des épisodes particulièrement pénibles ont été observés en Nouvelle-Zélande, dans les pays du golfe et particulièrement à Mitribah au Koweït avec une pointe de 52,5°C le 22 juillet 2016.
L’année 2016 en voie de dépasser le record de 2015.

L’année 2016 est en voie de dépasser de plus 0,19°C le record que j’évoquai dans notre précédent article. Ce sont là autant d’alertes lancées par la planète à la veille de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui débutera le 8 novembre 2016 à Marrakech au Maroc. Cette conférence réunira chefs d’Etat, académiciens, Think-tank, chefs d’entreprises, gouvernements régionaux et locaux, associations internationales, sociétés civiles[1].


Et c’est précisément la constante action d’explications des sociétés civiles, incubateurs de passerelles, qui a imprimé un nouveau rythme aux négociations sur le climat et a rapproché des mondes souvent opposés.
      

Cherif Rahmani (photo d'archive)
Cherif Rahmani

Il reste à espérer que cette dynamique mondiale à l’œuvre se poursuive et s’amplifie afin d’aider à la métamorphose de nos modèles économiques.

[1] La Fondation des Déserts du Monde (FDM) participerait à cette conférence onusienne


Une contribution de Monsieur Cherif Rahmani
Ambassadeur des Terres arides
(Convention des Nations Unies pour la Lutte Contre la Désertification)
Président de la Fondation des Déserts du Monde
Ancien ministre

 
 
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